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L’Art et la Vie ne dépendront pas d’un QR code


Pendant un an et demi, l’art a été désigné comme « non essentiel », confiné, interdit. Et aujourd’hui, en tant qu’artistes pour reprendre la pratique de notre art ou en tant que public pour se rendre à une manifestation artistique, nous devrions accepter de participer à une expérience de thérapie génique contre une maladie qui n’inquiète que 0,03% de la population, nous devrions renoncer au secret médical et au libre consentement éclairé ; en tant qu’artistes nous devrions accepter de jouer devant un public discriminé. Alors que nous savons que les pays les plus vaccinés sont ceux qui ont développé des variants et doivent se reconfiner ; alors que nous savons qu’en France, le taux d'incidence des cas de COVID-19 observé par le réseau Sentinelles (institut officiel dépendant de Santé publique France, le Centre National de Référence des infections respiratoires (Institut Pasteur et Hospices civils de Lyon)) le 9 septembre était de 10 cas pour 100 000 habitants, c’est-à-dire au moins 15 fois au-dessous du seuil épidémique, ce qui signifie qu’on ne peut plus parler d’épidémie. Et pourtant nous restons dans cet état d’urgence sanitaire qui permet de nous masquer, de nous menacer, de nous discriminer et surtout de nous imposer une injection expérimentale par le chantage, tout cela au mépris de l’article 55 de notre Constitution, de l’article 16-1 de notre Code Civil, des articles 225-1 à 225-4 de notre Code pénal, des articles R41-27-36 du Code de la Santé Publique, de la résolution 2361 du Conseil Européen, des conventions médicales internationales dont la France est signataire : Oviedo/1997, Helsinki/1996, Genève/1948, Nuremberg/1945.

Nous, artistes, qui avons dédié nos vies à l’expression de la beauté et au partage, nous refusons de jouer le jeu d’une autorité qui s’emballe, pour le principal profit des grands laboratoires. Nous refusons l’intrusion physique que l’Etat exige sous forme d’injection comme sous forme de test PCR, qui produit tant de « faux positifs » biaisant les statistiques, comme condition pour appartenir à la société. Nous ne voulons pas que le lien social dépende d’un chantage. Nous refusons, par-dessus tout, de cautionner et de participer à la discrimination à laquelle un organisateur d’événement a choisi de se soumettre, pour des raisons qui lui appartiennent et que nous ne jugeons pas, mais qui de fait font passer un intérêt immédiat (quel qu’il soit) avant le principe de non-discrimination, qui est un principe fondamental de notre République et revêt une valeur constitutionnelle. Nous refusons, d’une façon générale, que le Vivant soit frappé d’un QR code.

Lorsqu’un Etat outrepasse les limites des pouvoirs que les citoyens lui ont confiés, ceux-ci ont le devoir de résister, l’obéissance n’étant alors plus une qualité civique mais seulement de la peur. Nous choisissons de ne pas avoir peur. Nous choisissons de résister. Au risque d’être dénigrés, au risque de perdre notre emploi, nos revenus, notre mode de vie. Nous gagnerons autre chose. Parce qu’il faut bien que quelques-uns au moins le fassent.

Art Vivant Libre


« À force de vouloir obéir sans comprendre, on risque de ne plus comprendre pourquoi on obéit, on finit par se lasser de l’obéissance, comme de tout le reste. À la complaisance morale succédera tôt ou tard la désillusion morale. Les « pourquoi ? », résignés d’avance à rester sans réponse, se transformeront en « à quoi bon ? » Georges Bernanos.

« Tout peuple qui s'apprête à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité, ne mérite ni l'un ni l'autre et finit par perdre les deux » Benjamin FRANKLIN.

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